Campagne Vietnamienne

Vendredi 11 décembre

Happy Birthday ma coco!

 Nous sommes vendredi et nous partons pour une semaine de route à travers le Nord Ouest du Vietnam. Au programme : Son La, Dien Bien Phu, Lai Chau, et Sapa. Notre chauffeur est évidemment à l’heure. Nous apercevons notre 4×4 : un Toyota Lancruiser. Il est énorme mais pas tout jeune. 400 000 km au compteur avant qu’il ne soit débranché. Nous partons à 8h et traversons Hanoï plein Ouest. La circulation est dense. Nous constatons une progression importante des voitures en 6 ans. C’est un vrai problème ici car les infrastructures ne sont pas capables d’absorber ce nouveau flux.

La sortie d’Hanoï nous semble longue. Nous mettons près d’une heure pour sortir de la ville. Nous prenons conscience de l’étendue de la ville. Il est clair qu’en tant que touristes, nous nous cantonnons souvent au quartier historique. Aujourd’hui, nous traversons sa banlieue. En construction, toujours en construction. De la poussière partout, des engins type caterpilar, des bâtiments qui poussent comme des champignons. La ville s’étend le long de la route.

D’un seul coup, c’est fini. Nous nous trouvons subitement en pleine campagne au milieu des rizières! Et là, tout devient vite très beau. C’est la saison sèche. Aussi, il y a très peu d’eau et le riz a déjà été moissonné. Les terrains sont donc souvent jaunes et couverts de paille. En février, quand le riz est haut, on imagine bien la somptuosité des paysages. L’avantage de la voiture avec chauffeur c’est que nous sommes complètement disponibles pour admirer ce qui nous entoure. Le chauffeur est très gentil. Il ralentit quand il faut et n’hésite pas à s’arrêter souvent pour nous permettre de prendre des photos ou rencontrer des gens.

Nos premières images de la campagne sont des champs de canne à sucre à perte de vue. De longues tiges violettes, bien droites, avec des feuilles à leur sommet. Au fond, se détachent les montages dites Pains de Sucre. Nous voyons aussi des champs de maïs et des rizières. Sur le bord de la route, beaucoup de vietnamiens s’ installent pour faire sécher leurs récoltes. Le maïs orange est stocké à même le sol. LA couleur orange pétante est un régal pour les yeux.

Sur la route, nous apercevons un attroupement et de l’excitation. Nous nous arrêtons immédiatement. Un vietnamien vient d’attraper un serpent long de 3 m et assez gros. Il le tient fermement par la tête. Il repart rapidement avec son butin. Celui-ci va certainement finir au fond d’une bouteille d’alcool de riz. Nous en voyons beaucoup sur les marchés mais aussi en déco sur les étagères des intérieurs vietnamiens….

Nous découvrons plus tard le Manioc. Il est fortement cultivé ici. Nous connaissons le manioc via l’émission Koh Lanta (que nous allions regarder chez des amis car toujours pas de télé chez les Leblanc, nous assumons) où les participants en cherchaient dans la jungle pour se nourrir. Ainsi, nous reconnaissons facilement cette longue tige et surtout ses tubercules. Ici, il est coupé en lamelles ou en morceaux. Il est séché par terre dans les champs ou devant et autour des maisons. Le moindre espace plat est utilisé pour le séchage.

Avant d’arriver à Son La, nous nous arrêtons de nouveau pour admirer de magnifiques terrasses de rizières. Les paysans créent de véritables sculptures de terre. C’est vraiment impressionnant! Ils ont une maîtrise certaine de l’écoulement de l’eau.

Le moindre espace de la vallée est aplani pour être cultivé.

Le chauffeur nous dépose dans l’ hôtel de son choix. Nous sommes moyennement partants. Le prix nous semble un peu élevé, le petit déjeuner n’est pas inclus et le cadre paraît moyen. Bref, nous négocions un peu mais sans conviction. Nous demandons au chauffeur d’aller ailleurs. On le sent déçu et agacé par la propriétaire. Il s’énerve même, enfin à l’asiatique. Ce n’est jamais évident de comprendre les émotions des personnes ici. Bref, on obtient la chambre avec les petits déjeuners pour 4 personnes inclus. Nous acceptons. Pour une nuit, cela fera l’affaire.

Le soir, nous sortons dans les rues de Son La pour le diner, ne souhaitant pas rester dans l’hôtel. Évidemment, c’est le désert de Gobi. Il n’y a pas de restaurants dans les rues. Seulement des bouibouis avec des tabourets et des tables basses. Nous en repérons un avec du monde. C’est parti pour l’aventure gastronomique. Pas de menu, une vitrine avec des , comment dire, des trucs. On pointe du doigt et nous verrons bien. Ce qui est agréable en Asie, c’est que le riz est toujours bon. Au pire, nous nous rabattons dessus. Bilan : le poulet a un drôle de goût, les nems sont excellents, le truc qui ressemble à du porc est bon, la soupe bouillon de légumes plutôt bof. Par contre, les crudités sont bonnes. Nous passons un agréable moment avec les locaux qui nous observent des pieds à la tête. C’est réciproque. Nous constatons qu’ils crachent par terre les os et autres bouts de gras. Seb ne peut s’empêcher de faire pareil, c’est trop tentant. Les yeux des enfants sont écarquillés, ceux de Stef aussi! Hi Hi. Nous voulons de l’eau, mais il n’y en a pas. Il y a bien des bouteilles plastiques sur les tables mais en fait, c’est de l’alcool de riz. Les yeux de certains sont déjà bien rouges…

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