Choquequirao Trek – 1

Dimanche 27 juin

Nous nous levons donc très tôt ce matin et faisons la connaissance de Dina, notre guide pour les quatre jours à venir. Nous sommes encore tous très endormis et donc pas très bavards. Nous roulons pendant près de quatre heures pour rejoindre Cochera, notre point de départ du trek. Là, un petit-déjeuner très sommaire nous est offert. Puis, nous regardons les préparatifs du muletier et du cuisinier. Ils vérifient les tentes, les provisions de nourriture, les équipements des deux mules et du cheval.

Nous voilà prêts pour notre premier jour de marche. Il est 10h30, le soleil ne tape pas encore trop fort et nous sommes à 2900m. Cette journée de marche n’est pas trop difficile.

Mais très vite, nous nous réchauffons. Seb et Mathéo ont pris un peu d’avance. Un camion transportant 25 jeunes québécois et leurs accompagnateurs nous proposent de grimper avec eux. Ils ont la pêche: ils chantent, rient, lancent leur cri de guerre. Dina accepte volontiers l’offre alors que Stef reste perplexe. Elle est venue pour marcher non? En fait, ils nous permettent de retrouver Seb et Mathéo un peu plus loin sur le chemin.

Au kilomètre 16, nous prenons le déjeuner. La vue sur les montagnes est magique. Nous surplombons la rivière. Aussi, le menu est incroyable: truite, légumes, riz le tout extrêmement bien préparé.

Après le déjeuner, nous reprenons notre balade avec quelques explications de notre guide sur la nature. Elle nous montre les cochenilles, petites boules blanches qui se développent sur les feuilles de cactus. Lorsqu’on les écrase, une couleur lilas teinte les mains. On utilise ces petites choses pour teindre les tissus. C’est assez intéressant à voir! Aussi, à l’intérieur des feuilles de cactus, des fibres peuvent se retirer et les incas utilisèrent ces fils pour construire leurs ponts en cordage. Dina nous montre aussi quelques plantes sur des arbres. Celles-ci manifestent la présence de l’ours « aux lunettes » dans le coin car ils en sont friands. Nous traversons une zone à ours 😉 .

D’un coup, Mathéo n’est plus trop rassuré…Nous finissons par en rire.

Au kilomètre 19, nous arrivons à Chiquisca à 1900m. Les arrieros, les muletiers, montent nos tentes pour la nuit. Elle tombe très vite ici, vers 18h. Nous faisons la connaissance d’un français, Camille, qui fait le chemin du retour. Nous regardons ensemble le ciel magnifiquement étoilé.

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