EL Salar

Lundi 7 juin

Ce matin, le réveil sonne tôt. A cinq heures du matin, toute la troupe est réveillée. Nous partons de nuit pour assister au lever du soleil sur le salar d’Uyuni.

Les étoiles brillent dans le ciel noir. Nous roulons sur cet immense lac salé. Puis, nous nous arrêtons et attendons l’apparition du soleil. Un rêve se réalise… Nous y sommes! Ca y est! Le lever est EXTRAODINAIRE.

L’immensité, le blanc, les craquelures, les plaques hexagonales blanches, les montagnes environnantes, le ciel de toutes les couleurs… Un tableau indescriptible! L’émotion est plus que forte! Et aujourd’hui, c’est notre anniversaire de mariage. Nous ne pouvions pas nous faire de plus beaux cadeaux…

Nous profitons pleinement des lieux, en famille.

Puis, nous roulons de jour sur le salar. Celui-ci est immense: 12000km2. C’est le plus grand du monde. Sur 40 m de profondeur, alternent couches de sel et de glaises.

Nous le traversons de bout en bout jusqu’à atteindre la Isla de los Pescadores, une île aux centaines de cactus. Là, nous prenons le petit-déjeuner au soleil. C’est bon! C’est beau!. Nous nous lançons dans des séances photos rigolotes avec l’aide de Malika et Sven. Ils nous montrent trois-quatre idées de perspective. Immédiatement, nous nous prenons au jeu. Emma et Mathéo ont alors beaucoup d’idées. Ils sont à fond. Nous en oublions presque le temps et passons près d’une heure à poser et à prendre des positions rigolotes.

Puis, nous grimpons l’île couverte de cactus. De la-haut, la vue est impressionnante. Horizon à l’infini, on aperçoit la courbe de notre planète. Nous sommes au milieu du salar. Mais, il est déjà temps de redescendre et de reprendre la route. En chemin, nous nous arrêtons pour découvrir de nombreux trous d’eau. Là, nous plongeons la main et récupérons de splendides cristaux de sel et autres minéraux. Les morceaux sont étonnants. De vrais bijoux roses, gris et blanc. Emma et Mathéo les gardent en souvenir. Nous nous arrêtons à l’Hôtel de Sel pour le déjeuner. Nous pouvons visiter le musée exposant des sculptures de sel, des lamas, une horloge, des figurines…

Le lieu est étonnant. Nous marchons sur une farine de sel blanche. Les tables et les sièges sont aussi formés de blocs de sel tels des briques blanches grisâtres. C’est un endroit surprenant! Aujourd’hui, il n’est plus possible d’y dormir à cause de mauvaises conditions sanitaires.

Nous déjeunons au soleil et papotons un peu plus longuement avec Malika. C’est vraiment sympa. Nous apprenons à mieux nous connaître.

Nous quittons le salar en passant devant les mines de sel où de nombreuses familles y travaillent. Le travail semble laborieux. Les conditions sont difficiles. Les les hommes piochent, creusent à longueur d’année et ils sont payés 6 bolivianos (0, 60 euros) la tonne de sel.

Stef n’a pas envie de quitter les lieux. Mais, petit à petit, nous apercevons les montagnes brunes cédant la place à cet univers blanc. Et oui, c’est la fin du salar! Nous avons passé 3 jours extraordinaires! Inoubliables!

Nous nous dirigeons vers la ville de Uyuni et nous nous arrêtons au cimetière des trains. Endroit chargé d’histoire mais vraiment désolé. Les trains sont comme des épaves, laissés à l’abandon. Apparemment, un projet devrait regrouper ces trains dans un musée. En attendant, la ferraille rouille au milieu des ordures.

Simon, notre conducteur, nous dépose à l’office d’Uyuni. C’est la fin de l’expédition. Nous disons au revoir à Joachim et Isabel. Et nous aimerions bien dire au revoir aux autres mais ils ont déjà disparu. Nous partons donc à la recherche d’un logement à Uyuni. Au milieu d’une rue, nous nous faisons rattraper par Sven, courant après nous. C’est vraiment sympa!!! Ils nous ont cherché dans la ville pour nous dire au revoir et pour que nous nous laissions les coordonnées. Des expéditions comme celle-ci lient les personnes. C’est inévitable! Nous échangeons nos adresses mails, les blogs et partons chacun de notre côté. En final, nous constatons que les personnes de chaque jeep se retrouvent dans le même hôtel, comme si nous avions du mal à nous séparer… C’est assez drôle!

Nous nous installons et nous nous douchons… Les enfants se reposent et jouent au monopoly pendant que Seb part à la recherche d’internet. En effet, nous devons régler à distance l’inscription d’Emma au collège. Nous devons renvoyer des documents à Stéphane, l’instit de CM2 avec lequel nous sommes en lien depuis le début. Celui-ci nous facilite bien la tâche. Il nous tient au courant et prend en charge quelques démarches! Ouf! Nous pouvons compter sur lui, c’est très appréciable.

Stef part se balader seule dans la ville. Les femmes sont toutes en jupe avec plusieurs épaisseurs pour affronter le froid, des chapeaux melons et de longues nattes avec au bout quelques pompons. Ici, ce n’est pas l’Amérique du sud que nous avons connu depuis le début. Nous sommes dans un autre monde. Et c’est cette ambiance-là que nous aimons tout particulièrement.

Le soir, nous nous retrouvons avec le groupe de français pour le dîner. Ce sera un repas Poulet à la broche pour 10 Bolivanos (1,25€) !!!

Nous apprenons à mieux nous connaître et passons une excellente soirée tous ensemble.

En rentrant dans la chambre, il fait meilleur que dehors mais ce n’est pas la grande chaleur. En effet, nous avons acheté le chauffage pour la nuit. Mais le problème, c’est que le chauffage éclaire toute la chambre comme en plein jour, tel une halogène.

La nuit risque d’ être sympa! C’est avec le loup sur les yeux que nous nous endormons…

3 réflexions sur « EL Salar »

  1. Géniales ces photos de vous! J’en ai presque la petite larme! ca donne encore plus l’envie de vous revoir!!!!! mille bises
    anne cé

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