En voiture

Mercredi 26 mai

Nous allons conjurer le mauvais sort en relouant une voiture. Même pas peur, ou presque… Cette fois-ci, nous avons pris la réduction de franchise et le paiement par Visa premier. Cela nous coûte quelques euros de plus mais c’est plus prudent. Seb conduit pour la première fois dans une grande ville d’Argentine. Jusqu’à présent, nous avons seulement traversé des petites villes tranquilles. Ici, le trafic est plus dense et les règles sont, comment dire, pas toujours très claires et respectées. Déjà, il faut savoir que les villes sont quadrillées en rues parallèles et perpendiculaires. La priorité à l’intersection est au plus rapide, ou au plus gros, ou au plus culotté, ou au mieux, au premier arrivé. Il est donc nécessaire d’avoir une excellente acuité visuelle. Autre petite règle: une double ligne blanche au milieu de la route ne veut pas dire interdiction de doubler, non non pas du tout. C’est surtout pour indiquer le milieu de la route, enfin, c’est ce que nous pensons. Un panneau 40 ne limite pas la vitesse à 40 km/h. Car sinon, tu es ridicule et tu te fais doubler par tout le monde. Il faut savoir qu’il est possible de doubler une voiture de police, en ville, par la droite et en excès de vitesse. Cela se fait, mais nous n’avons pas osé, vous pensez… Oui, étonnement, nous sommes très prudents en voiture (bon d’accord, sauf pour les traversées de Rio).

Bilan des courses, il va falloir vite ré-appliquer le code de la route en France, sinon, nous allons rapidement perdre nos chers douze petits points… En attendant, cela nous fait bien sourire.

Nous sortons donc sain et sauf de Salta, en route pour la campagne. Rapidement, nous quittons l’axe principal et bifurquons vers les montagnes. Immédiatement, les paysages se transforment. Après les plaines de cultures, nous nous trouvons dans une forêt bien dense. La route commence à grimper et la végétation se raréfie au fur et à mesure de la montée. Dans certains recoins de montagne, nous devons traverser des petites rivières recouvrant la route. Euh, mais oui, mais, bon… Nous avons toutes les assurances, allez courage. De toute façon, tout le monde passe par là. Nous nous en sortons indemnes. Ouf!

En continuant de grimper, la végétation devient quasi inexistante. Seuls des cactus apparaissent et des touffes d’herbes bien jaunes. Nous sommes contents de voir de si beaux cactus en pleine nature. Ils sont tout en hauteur. Une dizaine de mètres pour les plus grands et ils se posent n’importe où dans la montagne, tels de nombreux totems.

La route se transforme en piste poussiéreuse. Nous continuons de grimper et atteignons le col à 3300 mètres. Nous avons battu notre recours d’altitude. Peu de temps après, nous sortons de l’axe principal pour se poser sur une piste au milieu de nulle part. Nous nous trouvons dans une immense plaine bordée par les magnifiques sommets andins. Nous ne nous lassons pas d’admirer ce ciel magnifiquement bleu. Nous pique-niquons là. Que du bonheur!

Quand nous repartons, nous arrivons sur une immense ligne droite: La recta Tin Tin. Très connue en Argentine, cette immense plaine d’altitude est couverte de cactus. Nous y faisons un stop et observons le sol complètement craquelé. De vrais puzzles de terre géants.

Un peu plus tard, nous retombons sur une route déjà empruntée quelques semaines auparavant . LA ruta 40, la fameuse. Elle se termine pas très loin d’ici. Nous sommes au point kilométrique 4511. Oui oui…quatre mille cinq cent onze. La Ruta 40 traverse toute l’Argentine, du Sud au Nord. C’est bel et bien une route nationale, mais cela ressemble surtout à une piste de terre et de caillasse.

Nous arrivons à notre première étape: Cachi. Objectif premier, trouver un hébergement. Nous en visitons 4, sans être vraiment satisfaits. Sommes nous difficiles? Nous ne pensons pas… Ces derniers temps, nous avons un peu de mal à trouver le bon compromis confort, prix prestations. Nous tombons sur un cinquième logement. Le proprio est charmant et nous propose un appartement avec salon, cuisine, petit chauffage électrique, etc… pour 200 pesos. Nous lui demandons de répéter le prix car c’est pour nous l’adresse idéale. Et oui, nous avons bien compris. Perfecto! Voilà une excellente adresse à Cachi : Hostal de las Tinajas, hors des guides touristiques.

Cachi est un adorable petit village construit autour de sa grande place centrale. Nous nous y installons, regardons passer les argentins. Les enfants jouent aux jeux publics. Stef leur lance des défis pour qu’ils se défoulent un peu. Ils en ont de plus en plus besoin.

Nous rentrons dans notre petit chez nous, espace de vie agréable, fonctionnel et joliment décoré.

Il est vrai que nous sommes un peu en manque de jolies décos et de confort depuis quelques jours. Les enfants travaillent un peu et nous faisons quelques courses pour le dîner. Lorsque nous ressortons, il fait déjà nuit. Le village aux maisons blanches et aux enseignes en bois de cactus est très joliment éclairé.

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