Feuilles d’or

Jeudi 5 novembre

Petit déjeuner pas terrible au Hongta Hôtel, nuit moyenne aussi, entre Mathéo pas complètement rétabli et les cloches de l’église juste à coté à 5h30 du matin.

Nous décidons de sortir faire un tour à pied dans Mandalay et découvrir le marché Jegio. Mais rapidement, Emma se sent faible, pâlit, et ..…. Nous rentrons à l’hôtel nous reposer et nous restons au frais. Emma, a t-elle aussi une intoxication alimentaire? Est-ce le traitement anti palu avec la doxycycline? a-t-elle assez mangé au petit déjeuner avec la prise du médicament? Bref, nous allons surveiller de près…

Stéphanie travaille avec Mathéo, Emma bouquine dans son lit, Seb dévore ses Harlan Coben.

Vers 14 h, nous tentons une sortie pour le déjeuner. Il fait super chaud évidemment. Nous allons au Tar Restaurant. Chicken grillé et mouton curry plutôt bons, et plein de petits plats autour plus ou moins bons. Les enfants mangent peu, mais ce n’est pas grave. L’appétit reviendra vite.

Nous cherchons une fabrique de feuilles de bambou à proximité, mais on finit par nous dire qu’elle a fermé! Nous nous dirigeons alors vers une fabrique de feuilles d’or. Ces feuilles d’or sont achetées dans les temples et apposées sur les bouddhas par les Birmans. Dans la majorité des pagodes, les femmes n’ont pas le droit de coller ces petits carrés d’or. Elles se tiennent à distance, derrière une barrière et ce sont des hommes qui les collent pour elles.

Une personne de la fabrique nous explique les différentes étapes pour obtenir ces petites feuilles d’or.

Des femmes, assises à même le sol manipulent l’or et préparent des paquets de 100 feuilles d’or séparés par 100 feuilles de papier de bambou qu’elles emballent dans de la peau de daim. Ensuite, les hommes tapent dessus pendant des heures avec une masse de 3 kg. L’or s’étale sur les feuilles de cette manière. A l’aide de la poussière de marbre, les femmes re-découpent chaque feuille d’or en 4 et re-fabriquent des paquets de 100 feuilles. Grâce à la poudre blanche, l’or ne colle pas aux doigts. Les hommes re-tapent sur les paquets de feuilles. Ce procédé est répété 7 ou 8 fois. Le travail des femmes est minutieux, répétitif, harassant. Dans une journée, elles arrivent à faire 5 paquets de 100 feuilles au maximum, ce qui leur permet de gagner 3$. C’est impensable!!! Quant aux hommes, leur travail est extrêmement physique pour aplatir l’or sur les petites feuilles de bambou. Nous sommes émus par l’énergie déployée par ces birmans si fins et tout en muscles. Eux aussi, gagnent trois francs six sous.

Après cette visite, nous ne sommes plus en droit de nous plaindre de nos conditions de travail en France dans nos petits jobs bien tranquilles!!!

Nous poursuivons notre balade dans la ville aux routes défoncées, puis rentrons à l’hôtel. Nous ressortons le soir pour dîner dans notre cantine le Mann Restaurant. Le proprio et les serveurs nous accueillent avec gentillesse et sourires. Mathéo joue avec le fils du patron. On lui prête un jeu électronique sans qu’il demande quoique ce soit. Aussi, le serveur apporte à Emma un petit carnet de coloriage de Princesses… Emma est un peu gênée. Disons qu’elle n’a plus trop l’âge de s’intéresser à la Belle au bois dormant. Mais, nous apprécions leurs petites attentions…L’ambiance est très sympathique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.