Messe en Rapa Nui

Dimanche 11 Avril

Aujourd’hui, c’est un grand jour pour la famille Leblanc! Nous mettons le réveil pour aller à la messe de 9 heures. Depuis notre départ autour du monde, les enfants souhaitent souvent entrer dans les églises. N’étant pas spécialement pratiquants en France, nous n’avons pas la même motivation qu’eux. Mais aujourd’hui, c’est le deuxième dimanche Pascal et nous sommes heureux de passer un moment de partage et de communion avec la communauté catholique Rapa Nui. Nous vivons une heure de messe extraordinaire où les chants Rapa Nui animent les prières et le sermon du prêtre. Les musiciens grattent, avec gaieté, les cordes des guitares. C’est magique! L’ambiance est joyeuse, vivante et dynamique. Dans ces conditions, nous pourrions aller plus souvent à l’église en France. C’est avec émotion que nous nous donnons la paix du Christ et que nous nous donnons la main tout en disant la prière de Notre père. Les Pascuans sont très nombreux et participent activement à la messe. L’Église est archi comble. Nous vivons là un moment formidable!

Nous rentrons à la pension pour le petit déjeuner. Finalement, c’est assez agréable de commencer la journée ainsi.

Puis, nous partons dans le nord de l’île, sur la plage d’ Anakena. Il fait beau, l’eau est assez claire mais un peu plus fraîche qu’en Polynésie. Comme d’habitude, Seb et les enfants se baignent pendant que Stef bouquine à l’ombre des palmiers. En arrière plan, nous admirons les moai dressés sur leur ahu, dos à la mer. Nous pique-niquons sur la plage. C’est très agréable. Dans l’après-midi, nous rentrons à la pension pour nous désaler. Et les enfants se mettent au travail après 15 jours de vacances scolaires. Stef est agréablement surprise car ils ne rechignent pas devant les exercices de maths et de français.

Puis, nous allons à la découverte des deux derniers sites de l’île: le volcan Rano Kau et le ahu Vinapu.

Nous parvenons près du bord du magnifique cratère. Le spectacle est à couper le souffle. Les pentes du cratère sont tapissées d’éboulis et de quelques bosquets d’arbres. Au fond du cratère, des dizaines de petits lacs bleu marine sont couverts de totora (joncs). Le patchwork de couleurs est grandiose.

Nous prenons un petit chemin amenant à la pointe de l’île, là où la cérémonie de l’homme-oiseau était donnée. En effet, après le culte des moai, vint la période du culte de l’homme-oiseau entre le XVII et le XIX ème siècle. Au mois de juillet-août, chaque chef de tribu désignait un serviteur malin et sportif pour assurer l’épreuve et le succès de son clan. L’homme devait trouver et rapporter à la nage le premier oeuf d’un oiseau du motu Nui et le ramener intact. Alors, ils ralliaient l’îlot à la nage devant lutter contre les courants violents et les requins. Puis, il devait se remettre en route avec le précieux oeuf accroché au front pour l’offrir à son chef. S’il parvenait au but, il gagnait ainsi le droit au titre d’homme-oiseau.

Sur le site, nous apercevons quelques maisons des pascuans de l’époque. Elles furent restaurées. Elles étaient seulement habitées pendant la période de la cérémonie de l’homme-oiseau. Ces maisons de pierre de basalte étaient de forme elliptique, très basses avec une toute petite ouverture pour se protéger du vent et des voleurs. Adorables!

A la pointe de l’île, on découvre plus de 400 pétroglyphes représentant pour la plupart l’homme-oiseau. C’est à cet endroit que les pascuans couronnaient le vainqueur .

Nous retournons rapidement à la voiture car quelques gouttes commencent à tomber.

Nous terminons la journée par la visite de l’Ahu Vinapu sous la pluie. Ce site est assez original car c’est le seul à être construit avec de massifs blocs de pierre agencés à la manière du Machu Picchu. Ainsi, des archéologues ont pensé à une époque que les Pascuans étaient originaires d’Amérique du Sud. Mais, non!

Nous profitons à peine du site à cause de la pluie. En remontant dans la voiture, nous avons pitié de deux marcheurs sous la pluie. Alors, nous les embarquons dans notre voiture. Nous discutons le temps du trajet et les déposons au camping.

Nous rentrons à la pension et pique-niquons à nouveau. En effet, le dimanche, il n’y a pas de demi pension et nous n’avons pas le courage de descendre dans le village pour aller au resto.

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