Mission

Samedi 22 mai

Ce matin, pas de check out. Ainsi, nous sommes libres et pouvons aller petit-déjeuner quand nous le souhaitons. Il est donc 10h40 lorsque nous trempons nos délicieux croissants et nos croustillantes tartines de pain grillé dans notre chocolat chaud. C’est bon d’être décalés… Nous profitons car nous savons que cela ne va pas durer.

Les enfants rentrent dans la chambre et nous restons tous les deux, en tête à tête, à discuter sérieusement. Des discussions comme Stef les aiment. Nous réfléchissons sur l’impact de ce projet sur nos enfants et sur nous-même. Nous réalisons combien nos enfants s’adaptent bien à notre aventure mais combien aussi les activités avec des amis, les jeux (jouets), le sport peuvent inconsciemment leur manquer mais aussi un peu de temps en solitaire. Nous nous demandons comment se fera la transition à la maison, chacun dans sa chambre et son espace de vie. C’est fou comment nous arrivons à vivre les uns sur les autres, sur une si grande période. C’était bien une crainte que nous avions avant le départ: trouver chacun son espace de vie. Il semblerait que tout le monde ait trouvé sa place dans notre tour du monde. Maintenant, nous nous demandons comment nous allons réagir à la séparation, lorsque chacun reprendra ses occupations. Nous allons certainement ressentir le vide, la sensation de solitude… Nos enfants se construisent exclusivement dans un monde d’adultes malgré les rencontres furtives avec d’autres enfants voyageurs ou locaux que cette expérience leur ont offert.

C’est étonnant de se dire que ce fut assez naturel de vivre ensemble dans des espaces restreints, non stop. Aujourd’hui, la question est plutôt comment allons nous faire pour vivre chacun de notre côté… Nous ne sommes pas inquiets mais nous nous interrogeons.

Nous prenons le temps de les observer et voyons combien ils ont grandi, mûri…

Les bilans commencent à grandir en nous. Et le temps fait bien son travail car nous nous préparons naturellement au retour et en douceur.

Nous avons choisi de partir, nous avons imposé ce voyage à nos enfants et nous sommes bien conscients que cette expérience a et aura des conséquences sur nos développements personnels et individuels mais aussi nous constaterons certainement des changements dans le cadre familial.

Autant dire que nous ne sommes pas à la fin de notre projet mais nous sentons bien que nous cogitons un peu et prenons du recul sur ce que nous vivons pendant ce tour du monde…

Mais revenons à nos moutons et à ce que notre belle planète nous offre chaque jour à voir et à apprécier.

Ce midi, nous partons visiter une mission. La mission de San Ignacio est classée au patrimoine de l’Unesco et c’est l’une des mieux conservées de la région. Nous commençons la visite par un tour au petit musée nous présentant les méthodes utilisées par les jésuites pour christianiser les indigènes. Après plusieurs pays visités, nous constatons les dégâts causés par les colonisateurs toujours à la conquête de nouveaux territoires. Les jésuites, quant à eux, ont eu l’idée d’étudier, de comprendre, d’apprendre la langue des indigènes et de s’intégrer aux peuples locaux pour adapter la christianisation.

Aujourd’hui, la mission est un ensemble de ruines où l’on devine assez bien l’architecture de cette petite ville construite autour d’une énorme place centrale et de son église. Pour nous, c’est un moment intéressant et les enfants écoutent attentivement les explications des bornes multilingues. Il fait un temps magnifique, c’est aussi un agréable espace de promenade dans un lieu chargé d’histoire.

Tardivement, nous décidons de déjeuner en nous éloignant de la mission qui est l’unique attraction touristique de San Ignacio. Aussi, nous voyons le contraste entre les alentours de la mission et le reste de la ville qui est désertique. Nous atterrissons dans une petite cabane et mangeons tranquillement à l’ombre des arbres.

Après une séance de travail et de repos, nous ressortons en soirée pour profiter des festivités du bicentenaire de la révolution Argentine. Sur la place principale se déroulent des petits spectacles d’école. De nombreux poèmes ou vers sont récités en hommage à la patrie argentine et à son peuple. Nous sommes heureux de partager avec les argentins un moment fort dans l’histoire de leur pays.

5 réflexions au sujet de « Mission »

  1. Hé bé ca cogite 😉
    Biz

    PS :Vous avez eu l’occasion ds votre trip de tester une journée entre homme ou entre femme Seb / Mathéo d’un coté Steph / Emma de l’autre (ou le contraire) pour un premier décloisonnement ?

  2. zob j’ai perdu tout mon commentaire… for some reason qui m’echappe.
    Vous avez vecu une grande et belle aventure fusionnelle en quelque sorte, avec ce tour du monde, a vraiment passer du temps ensemble au quotidien, et dans un contexte de découverte, d’adaptation, etc… Chapeau, c’est extra et c’est clair que cela marquera votre cellule familiale. Maintenant le temps est à la préparation (psychologique) au retour, a un rythme et un quotidien oublie… ca va vous changer c’est clair. Une phase d’adaptation sera nécessaire. Mais je vous sais entourés par de super amis donc je ne me fais pas trop de soucis pour vous…
    Plein de Bisous. J’espère vous voir cet été.

  3. Psychologiquement, moi je pense a Seb, comment vas tu pouvoir reprendre le RER D au quotidien, après avoir vécu tout cela?
    Je pense que vos enfants vont reprendre leur propre rythme doucement et normalement en fait.
    Stéphanie tu as du absorber suffisamment d’idees afin de préparer tes prochains cours.
    Sinon vous vous avez un an d’anecdotes a nous raconter cela sera toujours enrichissant pour l’entourage.

  4. Les réminiscences de ce voyage dureront longtemps et il y a encore certains pays à découvrir… En tout cas nous on se prépare à vous retrouver at last!!!!!!!!

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