Mont Batur

Dimanche 30 août

Le réveil sonne à 2h45, cela fait mal. Nous fermons les sacs à dos dans le calme, préparons les enfants qui sont gentils comme tout. Agung, notre Guide arrive à 3h et nous aide à embarquer nos bagages. Il fait nuit noir. Ubud dort sauf les chiens errants. La ville leur appartient. Après une heure de route, nous arrivons sur un parking. L’ambiance à 4h du mat est étrange. Des balinais avec leur lampe frontale attendent les touristes. Il fait froid. On se croirait dans un trafic de réfugiés! Nous faisons connaissance avec notre Guide YON.

C’est parti pour l’ascension du Mont Batur avec plus de 2 h de grimpette à 1717m! Nous commençons la montée équipés de polaires, pantalon, tennis pour toute la famille. Le guide recommandé par Morgan, un français qui a fait le Padi avec nous, n’est pas très bavard. En même temps, il est dimanche matin 4h du mat. Un balinais se greffe à la balade avec l’intention de nous vendre des boissons à l’arrivée. Il aide Emma à grimper, lui tient la main et l’encourage.

Nous avions tout prévu eau, petit dej préparé par le guide. A l’arrivée nous lui achetons un coca 6 fois le prix habituel. Il repart avec son butin et redescend le volcan pour trouver d’autres clients. Il monte plusieurs fois par jour le volcan!!!

La montée n’est pas simple. Seb souffre. Il transpire énormément et crève de froid. Stef a peur que Seb aille au-delà de ses limites. Mathéo a très bien apprivoisé Yon qui lui tient la main tout au long de la grimpette. Stef porte le sac à dos et ne bronche pas. C’est dur, surtout à 5h du mat. Le corps ne comprend pas trop. Nous faisons quelques haltes et une pause sucette Chupa-Chups. Un peu de carburant, cela ne fait pas de mal….

C’est la première fois que nous nous baladons la nuit. C’est assez étrange et en même temps très excitant. Quelques loupiotes au loin tracent notre chemin. Nous nous faisons une idée du parcours à suivre. C’est raide!

Nous arrivons en haut du volcan et le jour commence à se lever. Les lumières sont magnifiques. Rose, jaune, orange derrière les nuages. Nous admirons le lac en contre bas. Une légère brume se déplace au gré du vent. Là haut, il fait frais. Nous supportons bien notre polaire et notre ODLO. Certains randonneurs ont même prévu les gants. Le Thé et le café chaud attendent les touristes dans une cabane. L’ambiance est bonne. Nous nous réchauffons au soleil et reprenons des forces avec quelques gâteaux. La lumière est délicieuse. Les enfants ne sont pas si fatigués. Nous les félicitons. Puis, nous faisons le tour du cratère. Nous apercevons quelques fumerolles qui plantent bien le décor. 3-4 singes nous tiennent compagnie pendant la balade. Nous approchons nos mains près des trous au sol. La chaleur qui en sort est intense. Des gouttelettes d’eau se forment instantanément sur la paume des mains. Qu’est ce que cela pourrait donner à 10 m en profondeur! Des températures insoutenables. Les couleurs sont variées : du ocre, orange, vert, jaune paille et chocolat. Nous mitraillons les paysages.

Puis, nous arrivons au 2ème cratère. Là, Yon creuse un trou. Il y plonge nos œufs , nos bananes. Il les recouvre d’un sac plastique et met quelques mottes d’herbe et de la terre. Nous nous promenons autour du cratère pendant 10 min pendant la cuisson. Nous pouvons déguster le tout, c’est un festin. Stef qui n’aime pas les bananes en France, ici se régale. Elles sont en plus fondantes, juteuses et chaudes. Nous nous allongeons à même le sol au soleil. C’est bon. Yon et Mathéo s’amusent comme des petits fous. Ils écoutent de la musique sur le téléphone mobile de Yon et dansent. Yon éclate de rire en voyant Math éo onduler son corps, ses fesses et ses mains. C’est difficile de résister au fou rire!

Puis, nous redescendons. C’est plus rapide mais un peu casse-gueule. Il faut être vigilant: Les chevilles doivent tenir le coup. La cheville droite de Seb résiste bien. En bas, le premier guide Agung nous attend. Il a dormi dans la voiture. Il est frais comme un gardon. Nous prenons la route vers les villages qui nous mènent au temple de Gunung Kawi Tampaksiring. Les paysages sont à couper le souffle! Le soleil se cache par intermittence. Les lumières changent. Mais les rizières sont bien vertes… Nous regardons les paysans entretenir leurs rizières. Ils ont toujours quelque chose à faire.

Nous nous arrêtons dans un jardin tropical, là où ils produisent du cacao et du café de manière artisanale. Encore un truc pour les touristes! Nous y voyons des cabosses rouges et vertes, des bananes, des ananas, des bali copy : petites graines sur un arbre que des mangoustes mangent et digèrent et ressortent les graines légèrement améliorées. Elles sont nettoyées, séchées , puis grillées. Le café est apparemment délicieux… Nous goûtons à du chocolat chaud, du café chocolat, du thé au gingembre, du café, du thé au citron. Tout le monde se régale. Nous passons dans la boutique pour acheter 1 – 2 paquets. C’est très cher. Nous demandons qu’ils baissent les prix. Ça ne pose aucun problème bien sur… Emma et Mathéo repartent avec 2 cabosses et des snake fruits, fruits dont la peau ressemble à des écailles de serpent. Pas mauvais avec une chaire ferme et blanche.

Quand nous arrivons au temple, nous mettons une petite ceinture de couleur obligatoire et nous descendons les marches. Les rizières sont magnifiques! Nous sortons du chemin touristique et pénétrons les rizières. Nous allons voir les paysans pour discuter avec eux. C’est très sympa. Ils nous accueillent toujours avec le sourire. Nous nous asseyons près d’eux. Ils sont pris en photo. Ils discutent avec nos enfants. Très bons moments partagés.

Puis, nous nous dirigeons vers le temple, au fond du site. Des dizaines de boutiques bordent l’allée centrale. Stef se lance pour négocier 2 marionnettes indonésiennes. Elle demande 180 000 (14€) l’une. Stef lui propose 40 000, puis 80 000 pour 2. Après tergiversations, nous arrivons à un compromis: 85 000 (7 €) les 2.

Nous arrivons enfin au temple. A l’entrée, des balinaises préparent des offrandes. Elles confectionnent de petits et grands paniers, des petites voitures, des guirlandes de fleurs. Le travail est minutieux et complètement naturel. Elles utilisent que du végétal, des feuilles de palmier, de bananiers, … Ces femmes édentées pour certaines, avec d’énormes trous dans les lobes d’oreilles, sont attendrissantes. Elles font un travail de fourmi. Les unes coupent les tiges de palmes, les autres les plient et les fixent sur des lianes de bambous. Une vraie communauté. Elles sont vraiment marrantes à voir. Certaines sont très très âgées.

L’heure passe, il est déjà 15h, nous devons faire le check in de notre nouveau bungalow. Nous sommes contents de poser nos affaires, de prendre une bonne douche car nous sommes noirs de poussière. Et nous crevons de faim! Nous allons donc déjeuner dans un nouveau warung. L’attente est longue mais le déjeuner est bon… Nous rentrons au bungalow nous reposer. Stef en profite pour compléter son carnet de bord. Elle a pris du retard, le blog aussi du coup. Les journées ne sont pas assez longues… Nous allons dîner dans notre nouvelle cantine, nous sommes KO. 21H30 tout le monde dort!

3 réflexions au sujet de « Mont Batur »

  1. Juste dépaysant…………………..par ailleurs les photos sont super bonnes ( appareil reflex ? )

    merci pour ce moment d’évasion , retour à la realité….ssl time !

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