Palais du Prince Gong

Mercredi 12 aout

Nous partons visiter la demeure du Prince Gong juste à cote de notre hôtel. Rocailles, bassins, portes finement sculptées, roseaux, nombreux pavillons et galeries se mêlent dans cette résidence privée de Pékin. Dans le bassin carre, des centaines de carpes aux couleurs variées, blanches, jaunes, orange tachetées de noir se disputent les morceaux de pain lancés par les visiteurs.

Nous souhaitons assister à la cérémonie du thé et aux danses traditionnelles données dans le grand opéra mais le spectacle est réservé aux groupes de touristes chinois. Dommage!

Dans le pavillon au centre du bassin, de jolies lanternes rouges volent au vent. C’est un appel au calme, à la tranquillité, au repos. Nous y faisons une halte. Puis nous visitons une exposition temporaire où nous découvrons des statues en pierre, des bouddhas, fouilles datant du V ème siècle. Nous y admirons la finesse et le détail des sculptures. Les fenêtres, les cours, les jardins de rocaille sont disposés de manière à conduire le regard. C’est assez étonnant…

Nous finissons notre visite par quelques achats: éventail pour Emma, couteau suisse chinois pour Mathéo et nos premières cartes postales… Les enfants sont ravis. Depuis le temps qu’ils souhaitent s’acheter quelque chose: acheter, acheter, acheter!

En sortant de la résidence, nous entrons dans une boutique à touristes. Emma est attirée par une paire de chaussures. Elle les essaie. Première négociation. Le vendeur me demande 50 yuan, je lui réponds 25. C’est accepte. Mais le vendeur essaie de m’arnaquer en me rendant la monnaie. Il doit me rendre 5 yuan: 50 cts d’euro et il me rend 5 cts. Bref, par principe, j’ai horreur de ça! Mais je ne me fais pas avoir… Et nous repartons avec de belles chaussures chinoises aux pieds.

C’est notre première semaine a Pékin, nous avons besoin de nous reposer car nous enchainons les visites culturelles. Ainsi, cet après-midi, après la classe et un peu de repos dans la chambre, nous décidons de faire du lèche-vitrine dans notre quartier. Le shopping, ce n’est jamais fatigant!!! 😉

Quelques remarques sur Pékin:

Comme cela, des remarques qui nous traversent l’esprit :

Audi : nous croisons énormément d’Audi, des grosses A6 et A8 . C’est assez étonnant. Peu de BMW à part des 730, pas de Mercedes ou très très peu. On y voit des Citroen type xanthia, et quelques Peugeot. Pas de Renault donc pas de Scenic : C’est dingue comment font ils pour vivre sans un Scenic!!!

Sécurité : nous avons un vrai sentiment de sécurité le jour, le soir. Nous faisons attention comme d’habitude à nos affaires, mais vraiment on se sent bien ici. Nous avons lu que les chinois était fortement punis lorsqu ‘ils s’attaquaient aux touristes. Le seul véritable danger, c’est la traversée de Route.

La traversée de route : la priorité au piéton est ici inexistante, même si le feu piéton est vert car les voitures sont autorisées à passer au rouge quand il tourne à droite (comme aux US sauf qu’aux US il n’y a pas de piéton). Les vélos eux passent quelque soit la couleur. D’ailleurs il faut traverser le couloir à vélo avant de traverser la route. Donc la méfiance et surtout la patience est de rigueur. Il faut être calme, s’avancer doucement, pas de mouvement brusque car il s’agit ici d’un mouvement de danse avec les bus, les voitures, les mobylettes et les vélos.

Le bruit : et bien ce n’est pas si bruyant que cela. Du Vietnam, nous avons des souvenirs plus aigus. A Pékin, il faut savoir que bon nombre de bus sont électriques, et les mobylettes aussi et cela change tout. Il n’y a quasiment pas de moto ou mobylette à essence.

La pollution : Quand on est dedans, on ne se rend pas compte de la pollution, on la vit. Quelques picotements mais pas plus. Par contre notre excursion aller et surtout retour de la grande muraille nous fait prendre conscience de la pollution. Le ciel est ici chargé, le soleil pas franc.

La main d’œuvre : La Chine occupe son peuple, fait travailler son peuple. Nous n’avons pas idée si le chômage existe mais nous voyons peu de mendicité et surtout beaucoup de petits boulots. Là où en Europe nous supprimerions l’emploi pour mettre une machine, un guichet automatique, que sais-je… Ici les emplois sont maintenus. La main d’œuvre est évidemment pas chère, Sur les chantiers, il y a beaucoup beaucoup de monde.

Les femmes au chantier : Nous avons fréquemment vu des femmes sur les chantiers, et surtout la pelle à la main. Nombreuses! Elles bossent comme les hommes. Elles creusent, font des tranchées, ramassent les gravats et tout cela sous une bonne chaleur.

Voilà quelques petits points relevés, nous tâcherons d’en partager de temps à autre.

3 réflexions au sujet de « Palais du Prince Gong »

  1. Que de découvertes, j’adore.
    Depuis 2 semaines que je suis vraiment assidument le blog, je dois dire que sa conception est exellente dans sa forme (le fond est touours trés bon, je souris voire rigole à beaucoup de billets). Il me semble que Gaston y a contribué : chapeau gaston et seb, la lecture est super aisée.
    A+

  2. Et n’oublions pas Stephanie, qui depuis notre départ est fortement active dans la relecture orthographique évidemment , mais surtout dans la rédaction. Les billets ont pour auteur Famille Leblanc ( Stef + Seb)

  3. Au Vietnam c’est pareil, ce sont souvent les femmes que l’on voit le plus a des travaux assez physiques. En ville ce ne sont que des femmes qui la nuit balaient et entretiennent les voiries. A la campagne, dans les champs ce sont elles que l’on voit aux taches de cueillette et de transport des vegetaux/legumes/bois. Sur les routes, ce sont encore toujours elles qu’on voit en train de casser et ensuite de transporter d’énormes charges de cailloux. Les hommes ont souvent le role de « managers » et on les voit donc toujours a l’ombre, la clope au bec, en train de surveiller ou de donner des ordres aux femmes qui triment. Impressionnant !
    D’ailleurs au Nord on avait remarque qu’on ne voyait que des femmes dans les champs etc, et on croisait rarement des hommes. On a decouvert ensuite que ceux-ci se mettaient tres tot le matin a teter leur alcool de riz home-made et devaient en fait tous cuver a l’interieur des maisons, a l’ombre, en jouant aux cartes avec leurs potes … !

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