Rano Raraku

Samedi 10 avril

Aujourd’hui, c’est notre deuxième journée de visite. Nous commençons par la carrière de chapeaux, la carrière Puna Pau. C’est de ce petit cratère que l’on extrayait cette curieuse roche rouge pour réaliser le pukao, chignon ou couvre-chef ornant les Moai.

Puis, nous allons à la découverte de l’Ahu Akivi. C’est le seul site où l’alignement des moai est tourné vers la mer. Le lieu est superbe car l’Ahu est ceinturé de collines vertes. Il fait beau et doux et c’est très agréable de se promener de site archéologique en site archéologique.

Nous rencontrons à nouveau le pilote et sa compagne avec lequel nous avions bien discuté sur la plage d’Anakena. L’île est très petite. Nous pouvons en faire le tour en une heure et demi (50 km).

L’île ressemble à un triangle isocèle où trois volcans sont sortis de terre à ses sommets.

Nous partons ensuite avec notre petit 4×4 de location vers la côte sud. Face à nous se trouve l’Antarctique, à quelques milliers de kilomètres. Ces derniers temps, une houle importante s’est formée et a ainsi créée de magnifiques vagues s’écrasant sur la seule île à 3000 km à la ronde. Ici, nous sommes vraiment au milieu de nulle part.

Nous visitons plusieurs petits sites sur cette côte où les Moai sont couchés au sol, la face tournée vers la terre. Les luttes tribales ont eu rapidement pour cible les Moai, symbole de la mana, la puissance spirituelle. C’est réellement émouvant de les voir au sol, parfois brisés ou presque intacts.

Nous pique-niquons face à l’océan en admirant les immenses vagues se dérouler et s’écraser sur les petites falaises noires.

Ensuite, nous nous dirigeons vers le site le plus impressionnant de l’ile : Rano Raraku. Ici, nous sommes dans la carrière des Moai. Sur la falaise, nous devinons de nombreux Moai sculptés dans la roche en cours de réalisation.

En contre bas, une collection de moai est disséminée sur l’herbe. Ces moai ont été abandonnés sur place. Certaines statues sont debout, d’autres prêtes à tomber sur le flanc ou quasi ensevelies sous terre. Le tout ressemble à un cimetière d’une culture abandonnée par son peuple. Une culture encore mal cernée à ce jour.

Lors de cette promenade, nous nous régalons tous, petits et grands! L’appareil photo chauffe.

Enfin, nous nous dirigeons vers le cratère du volcan. Après une quinzaine de minutes de marche, nous découvrons un joli lac où pousse des joncs. Sur les flancs du cratère, nous découvrons encore de nombreux moai éparpillés. Les enfants ne se sentent pas de faire le tour par cette chaleur. Alors Stef part seule découvrir le site. Elle ne peut pas faire l’impasse d’un seul site de l’île de Pâques!

Nous rentrons ensuite dans notre pension car ce soir après 15 jours de vacances scolaires, c’est la rentrée pour les loulous. Et oui, les bonnes choses ont une fin. Stéphanie installe les enfants sur notre terrasse et c’est reparti pour des séquences scolaires journalières. La reprise se passe très bien: ouf!

3 réflexions sur « Rano Raraku »

  1. le rêve… Vas y Stef, tous le sites! Vous ne devriez pas y retourner tout de suite normalement! 😉
    De notre côté, nous sommes bloqués en Ukraine à cause de l’explosion du volcan. Hubert a pris le train hier soir. 19h de transport jusqu’à Cracovie. Puis 21 h de car jusqu’à Paris, et nos garçons, enfin!!!
    Anne-Marie et Inès, à Kiev (on espère un avion pour rentrer…)

    1. Bon retour à vous 3. On a bcp de retour de galère en ce moment. Famille en Grece, Neveu à Londres, Ami à Dublin, à Pragues. Good luck à vous tous. Et aussi bon courage à ceux qui doivent partir en vacances. Le ciel a l’air de s’éclaircir sur l’Europe.
      Bon sinon concernant le bus de 20h, cela vous nous paraitre le « normal » dans peu de temps. Viva Argentina….

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *