Teman Negara

Vendredi 25 septembre 2009

Nous avons tous très bien dormi dans notre bungalow malgré les lézards et les moustiques. Avec Seb, nous avons expérimenté nos sacs à viande en soie. Très doux, très confortable! Petit dej succin dans le restaurant flottant. Puis, nous prenons un bateau qui rejoint le plus long pont suspendu et marchons dans la jungle jusqu’à la colline Teresek : Butik Teresek.

De la-haut, la vue est belle : vue sur l’immense forêt vierge. Le chemin grimpe. Des escaliers naturels se forment grâce aux lianes qui courent sur le sol. C’est étonnant! Nous y voyons quelques fruits dont les noix se mangent et sont cuisinées. D’énormes fourmis rouges et noires marchent en file indienne. Quand elles se disputent, elles peuvent se couper en deux. Le sel qui se dégage du corps est utilisé pour la cuisine…

Les arbres sont immenses. Par endroit, la terre est jaune ocre. Les fourmis peuvent pourrir un arbre et le faire tomber. Les éléphants font aussi tomber certains arbres pour y manger l’intérieur. Ils en font un festin. Sur notre chemin, nous croisons des sangsues (lich) qui s’accrochent facilement aux chaussettes des randonneurs. Leur petit corps est élastique. Elles font ventouse sur la peau. C’est marrant à observer. Alors, nous surveillons régulièrement nos chevilles. Aussi, la jungle regorge de plantes médicinales.

Enfin, nous rejoignons la Canopy Walkway, passerelle près des cimes des arbres dans la canopée. La passerelle est à certains endroits impressionnantes car elle se balance entre des arbres énormes dont des Mersawa, des Keladan et des Kerwing. Pour ceux qui ont le vertige, mieux vaut s’abstenir. Seb est concentré 😉 . Nous croisons un magnifique papillon violet. Stef adore les papillons et les regarderait des heures…

Un bateau nous ramène au restaurant flottant où nous prenons notre déjeuner avant de prendre une douche bien fraîche. Nous avons beaucoup transpirer ce matin.

Stef installe son paréo sur l’herbe devant notre maison pour écrire son journal. Elle arrive à le tenir assez bien à jour. Ce n’est pas évident car les journées sont chargées. Il y a beaucoup de choses à raconter. Puis, elle fait une petite lessive à la main avec les produits qu’elle a sous la main: savon, shampoing, lessive, …Tout cela dans un sceau d’eau. Trempage, brossage, et essorage manuel. Puis étendage. Nous nous en sortons bien depuis le début du tour du monde avec les lessives à la main. Nous avons un fil à linge, mais il n’a servi qu’une seul fois. Nous avons aussi trois cintres de pressing qui nous sont utiles pour faire sécher les Tshirts et les chemises. Nous avons quelques petites pinces à linge, très pratique pour bien étendre le linge et accélérer le séchage.

Toute la famille fait une petite sieste de 10 minutes au frais, à l’intérieur avec la clim. Et c’est reparti pour une après-midi wet wet. Nous prenons les bateaux et remontons le fleuve à contre courant. Il y a quelques 7 rapides sur le Sg Trenggan. Le bateau fonce, tape les vagues, nous éclabousse. Nous sommes bien mouillés. Je sens que l’activité plaît énormément à Mathéo. Emma en redemande aussi. Elle aimerait que nous allions encore plus vite… Mais nous nous arrêtons sur une petite plage de sable jaune. Nous grimpons un petit chemin de terre qui mène au village des Orang Asli. Un village composé de quelques très modestes paillotes construites avec des bambous et des palmes en guise de toits. A l’intérieur, vive une tribu nomade: Les Batek.

Ce sont les aborigènes de Malaisie. Ils vivent de la pêche, de la chasse, à la sarbacane, de l’élevage. Seul les Batek ont le droit de chasser dans la réserve. Ce sont les hommes qui vont chasser. Les femmes restent et gardent les enfants. Ils font du troc pour vivre. Ils échangent des produits de la jungle contre des produits des magasins. Leur peau est très noire. Ils pourrait venir d’Afrique et certains ont les cheveux crépus. Les dents des enfants sont bien abimées : caries noires… Ils nous montrent comment ils fabriquent leurs armes pour chasser. Tout est issu de la jungle : les bambous, le bois souple, la résine qu’ils chauffent pour coller, les feuilles qui liment, la sève des arbres. Ils nous montrent aussi comment faire du feu avec quelques bouts de bois. C’est bluffant. En une minute à peine, ils y arrivent. Ils font chauffer du bois grâce au frottement de deux morceaux de bois, puis ajoutent un peu de paille quand la fumée apparaît. Le feu prend immédiatement.

Nous tirons à la sarbacane. Les flèches sont enduites de poison des arbres et chauffées. En une demi heure, le singe meurt empoisonné. Si une flèche le touche. Les enfants tirent plusieurs fois à la sarbacane. Très peu du groupe de touriste ose tirer. La honte d’échouer. C’est marrant de voir le comportement des uns et des autres. Nous, on s’éclate : Jungle Family!

Le chef de la tribu est l’homme qui connait beaucoup de choses sur la jungle. Ils se marient au sein de la tribu. C’est plus simple pour les arrangements. Lorsqu’ils chassent, le butin est partagé dans le campement. Ils n’enterrent pas leur mort car la terre est remplie de bête. Ils croient aux esprits, alors ils mettent le corps en hauteur et le recouvre de feuillage; l’âme peut alors s’échapper. Certains enfants des tribus vont à l’école, mais c’est plutôt rare.

Ils choisissent un campement près de l’eau. Au départ ils construisent les huttes assez rapidement. Une fois qu’ils se sentent à l’aise sur leur emplacement, ils renforcent la construction des huttes. Ils sont souriants, mais c’est un peu du voyeurisme tout cela! On se sent un peu mal à l’aise dans ce campement. Même si nous sommes très bien accueillis.

Puis nous retournons aux bateaux pour faire le chemin inverse! Là, les deux bateaux s’affrontent, c’est la guerre. Nous nous éclaboussent en utilisant les rames et la vitesse du bateau : énormes gerbes d’eau! Tout le monde est trempé. C’est très amusant! On est tous comme des gamins. Nous sommes bien entendu la seule famille, et peut être les plus âgés sur le bateau : les boules!!!!

Les enfants ont adoré le petit jeu entre les deux bateaux. Une bonne ambiance! Puis nous rentrons au bungalow, trempés. Douche, gouter, séance de français dans la foulée. Il faut bien travailler… Diner rapide, puis préparation des sacs car demain nous partons pour les iles Perhentian. Jeux de cartes avec les enfants et Seb lit tranquillement un des bouquins de Sophie et Antoine. Cool cool!!!

Ce sont les aborigènes de Malaisie. Ils vivent de la pêche, de la chasse, à la sarbacane, de l’élevage. Seul les Batek ont le droit de chasser dans la réserve. Ce sont les hommes qui vont chasser. Les femmes restent et gardent les enfants. Ils font du troc pour vivre. Ils échangent des produits de la jungle contre des produits des magasins. Leur peau est très noire. Ils pourrait venir d’Afrique et certains ont les cheveux crépus. Les dents des enfants sont bien abimées : caries noires… Ils nous montrent comment ils fabriquent leurs armes pour chasser. Tout est issu de la jungle : les bambous, le bois souple, la résine qu’ils chauffent pour coller, les feuilles qui liment, la sève des arbres. Ils nous montrent aussi comment faire du feu avec quelques bouts de bois. C’est bluffant. En une minute à peine, ils y arrivent. Ils font chauffer du bois grâce au frottement de deux morceaux de bois, puis ajoutent un peu de paille quand la fumée apparaît. Le feu prend immédiatement.

Nous tirons à la sarbacane. Les flèches sont enduites de poison des arbres et chauffées. En une demi heure, le singe meurt empoisonné. Si une flèche le touche. Les enfants tirent plusieurs fois à la sarbacane. Très peu du groupe de touriste ose tirer. La honte d’échouer. C’est marrant de voir le comportement des uns et des autres. Nous, on s’éclate : Jungle Family!

Le chef de la tribu est l’homme qui connait beaucoup de choses sur la jungle. Ils se marient au sein de la tribu. C’est plus simple pour les arrangements. Lorsqu’ils chassent, le butin est partagé dans le campement. Ils n’enterrent pas leur mort car la terre est remplie de bête. Ils croient aux esprits, alors ils mettent le corps en hauteur et le recouvre de feuillage; l’âme peut alors s’échapper. Certains enfants des tribus vont à l’école, mais c’est plutôt rare.

Ils choisissent un campement près de l’eau. Au départ ils construisent les huttes assez rapidement. Une fois qu’ils se sentent à l’aise sur leur emplacement, ils renforcent la construction des huttes. Ils sont souriants, mais c’est un peu du voyeurisme tout cela! On se sent un peu mal à l’aise dans ce campement. Même si nous sommes très bien accueillis.

Puis nous retournons aux bateaux pour faire le chemin inverse! Là, les deux bateaux s’affrontent, c’est la guerre. Nous nous éclaboussent en utilisant les rames et la vitesse du bateau : énormes gerbes d’eau! Tout le monde est trempé. C’est très amusant! On est tous comme des gamins. Nous sommes bien entendu la seule famille, et peut être les plus âgés sur le bateau : les boules!!!!

Les enfants ont adoré le petit jeu entre les deux bateaux. Une bonne ambiance! Puis nous rentrons au bungalow, trempés. Douche, gouter, séance de français dans la foulée. Il faut bien travailler… Diner rapide, puis préparation des sacs car demain nous partons pour les iles Perhentian. Jeux de cartes avec les enfants et Seb lit tranquillement un des bouquins de Sophie et Antoine. Cool cool!!!

5 réflexions sur « Teman Negara »

  1. Steph tu te tapes les lessives a la main depuis debut aout???? chapeau !!!!!! car chaussettes, slips, ca le fait, et teeshirt de loulou de 2 a 4 ans, mais habits de grands quelle galere! en fait c’est ton sport de la semaine c’est ca, pour se faire les biscotos en frottant?! hihihi

  2. Bonjour,
    Bravo Steph pous la séance français! Courage courage! pas facile,je pense, ni pour toi, ni pour les loulous. Bises. Anne Cé

  3. au fait, Steph, tu es tjrs super classe sur les photos! Et les enfants super bien coiffés. Même nous avec pressing et coiffeur on rivalise pas. Chapeau bas. Anne Cé

  4. alors la jungle moi je n’aurais pas pu à cause de certaines bestioles rampantes dont je ne peux même pas prononcer ni écrire le nom!!!! Alors là je dis BRAVO surtout pour y passer la nuit! Moi là je pratique un autre sport la gestion d’un groupe de 8 à 10 élèves et c’est méga sportif…Niveau organisation c’est encore très moyen …surtout qu’il faut gérer 8 non francophones avec des histoires perso assez dures…enfin…je l’ai voulu..j’assume…gros bisous…

  5. Seb, fais gaffe j’ai toujours détecté chez steph une envie très forte de communier avec la nature, de se retourner vers des choses simples de la vie et l’harmonie entre les peuples de la terre, tourner le dos à la malbouffe des pays civilisés et tout ce genre de conneries….

    A mon avis elle est capable de vous planter et retourner voir le chef du village 😉

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