Une journée à Alice Springs

Jeudi 28 janvier

 Aujourd’hui, un programme chargé nous attend. Nous mettons le réveil et commençons la journée par une visite à Desert Park. Avec la chaleur, nous préférons y arriver vers 8h quand il ne fait que 33°. Le parc est bien conçu avec une multitude d’informations intéressantes et pédagogiques sur la faune et la flore en milieu désertique. Nous observons les différents types d’eucalyptus, les herbes poussant quand il y a de l’eau en sous-sol, écoutons les oiseaux chanter, admirons les lézards dragons, passons voir les kangourous, profitons d’un spectacle avec des rapaces et découvrons la vie nocturne et ses habitants animaliers australiens.

En fait, nous réalisons que le désert australien est plein de vie, plein de végétaux divers et variés. Malgré son apparence hostile en surface, il existe une multitude de rivières souterraines qui permettent à la végétation de résister.

Nous quittons le site vers 11h30 et rentrons déjeuner au frais dans notre motel. Nous repartons en début d’après-midi pour visiter l’École de l’Air. Il s’agit d’un système éducatif existant depuis plus de 50 ans permettant aux enfants dans le bush de suivre un cursus scolaire par correspondance. Au départ, un instituteur dispensait des cours via la radio et des exercices étaient distribués par courrier. Aujourd’hui, le courrier est toujours distribué mais le gouvernement australien équipe aussi les enfants d’ordinateur et d’accès internet via satellite pour permettre une communication via une web cam avec leur professeur attitré. Aussi, l’école d’Alice Strings accueille plus de 160 enfants éparpillés sur des millions de km². Grâce à la webcam et à Internet, les échanges sont plus vivants e surtout en temps réel. Il n’empêche que les enfants doivent ensuite travailler seul et/ou avec l’aide d’un tuteur local pendant 4 à 6 h par jour. La masse de cahiers, de livres et de documentation est impressionnante. Les enfants et leurs parents se retrouvent à Alice Springs 2 à 3 fois par an afin de tisser des liens plus forts entre eux. Évidemment, nous, avec nos livres scolaires dans nos sacs à dos, nous sommes sensibles à ce type d’infrastructure.

  Ensuite, nous visitons Les flying doctors, organisation ayant pour objectif un soutien médical 24/24 pour les habitants du bush et autres populations isolées. Une équipe de médecins et d’infirmières est capable de décoller et d’aller soigner ces habitants en moins d’une heure trente. Leurs 4 avions sont équipés de technologies dignes d’un hôpital de ville. A tout moment, ils peuvent donc rapatrier les patients vers une structure hospitalière si l’urgence le nécessite. Au vu de l’étendue de l’Australie, pays aussi grand que l’Europe, cette idée est originale mais surtout très efficace et avec un personnel compétent. Pour les populations isolées, ce genre d’organisation est un réconfort indéniable au quotidien. Malgré leur isolement, ces populations savent qu’elles peuvent avoir accès aux soins médicaux comme les populations citadines .

  Dernier point de la journée, nous visitons une galerie d’art aborigène. Alice Springs est la « capitale » de la population aborigène. Ici, les territoires appartiennent aux aborigènes. Ils leur ont été rendus par le gouvernement australien. Stéphanie est très sensible à ce style d’art. Les enfants adorent aussi. Stéphanie a organisé différents petits ateliers artistiques qui leur permettent d’avoir un oeil critique. Nous passons un bon bout de temps dans la galerie à détailler les peintures et les objets d’art. Les peintures sont quasi toutes sur un fond noir. Elles utilisent essentiellement des couleurs chaudes, celles de la pierre: les rouges, jaunes, orange et ocres. Les tracés peuvent être grossiers, au couteau pour rendre un aspect proche des strates des roches ou ils peuvent être extrêmement fins sous forme de pointillisme. Nous trouvons quelques ressemblances avec la peau des chenilles que nous avons pu observer sur nos chemins en balade par exemple. Les aborigènes sont sensibles à la nature et celle-ci leur sert d’inspiration. Stéphanie a acheté quelques petites oeuvres d’art aborigène. Elles sont bien emballées dans leur tube en carton. Nous aurons plaisir à les redécouvrir à notre retour en France, dans 6 mois 😉

4 réflexions sur « Une journée à Alice Springs »

  1. excellent les lézard dragon…

    dans le genre j’espère bien que vous arriverez a photographier un diable de tasmanie et un kiwi de nouvelle zelande !!

    biz

  2. L’art aborigène est vraiment magnifique. Comment as-tu fait, Stéphanie, pour choisir ? J’aurais bien emmené la moitié de la galerie (au moins ) !!!

  3. Les australiens sont vraiment incroyables, école, soins médicaux pour les populations éloignées, respect et promotion de la culture aborigène. Bravo. Zen avez de la chance d’avoir vu tout ça.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.