Les Lignes de Nasca

Lundi 5 juillet

Nous arrivons à Nasca à 8h, ce matin.

Nous nous dirigeons vers notre première adresse: l’hôtel Alegria. C’est cher et en plus, il nous redonne les chambres les plus pourries! Pourquoi? C’est pas la première fois que nous voyons ce genre d’attitude! C’est soi-disant la seule qui reste. On la refuse et par magie, une autre chambre est disponible! Bref, on s’en va ailleurs.

Direction Hôtel posada Guadalupe. En cours de route, nous sommes harcelés de propositions d’hôtels. Même une voiture nous suit au cas où nous ne prendrions pas la chambre.

On arrive à l’hôtel et à ce moment là, un péruvien en sort nous disant que c’est full. Zut, dommage! On fait demi tour et allons voir la voiture qui nous suivait pour voir son hôtel. Mais une personne arrive et nous fait comprendre qu’il y a de la place dans l’hôtel Guadalupe. Enorme le coup monté! En fait, le péruvien croisé n’était pas de l’hôtel et était de mèche pour que nous allions voir ailleurs! Dingue non? Prêt à tout! L’hôtel nous propose une triple simple avec douche pour un prix dérisoire. C’est parfait! Nous prenons un petit-déjeuner tranquillement et nous nous réveillons doucement.

A 10h, nous décidons d’aller voir les agences pour prendre l’avion, un petit avion et survoler les lignes de Nasca. Nous arrivons à l’agence indiquée par le Routard: Aeroparacas Nous sommes hyper méfiants, après l’incident de l’hôtel. Nous titillons l’agent et finalement achetons nos billets. Nous partons dans la foulée. Toujours aussi efficace les Leblanc dans l’organisation!

Nous arrivons à l’aérodrome de Nasca où pleins de petits avions décollent et atterrissent. Nous avons droit à une pesée avant le vol. Seb est content car il est passé sous la barre des 75kg (82 au départ du tour du monde). Il va juste falloir stabiliser cela au retour en France. En attendant, c’est toujours agréable! Stef a gardé son poids de demoiselle. Les enfants sont assez stables même si Mathéo à dépasser sa soeur!

C’est l’heure du contrôle de sécurité avant l’embarquement. Les mesures restent assez légères à notre goût, malgré le vol d’un avion il y a moins d’un mois. Certainement, des trafiquants qui sont partis tranquillement avec l’avion vers la Bolivie et l’Amazonie. On n’a pas de nouvelles des 2 pilotes.

Nous arrivons sur la piste, c’est un tout petit avion pour 6 passagers et 2 pilotes. C’est une toute première pour nous tous. Stef, malgré son passé d’hôtesse de l’air, ne reste pas très rassurée, et encore moins aujourd’hui vu la taille de l’engin. Mais elle est motivée!

Nous grimpons dans l’avion en répartissant les charges. Tout est réfléchi! Nous mettons notre casque sur les oreilles et nous voilà en contact audio avec les pilotes et la tour de contrôle. Nous y sommes avec le sourire aux lèvres. L’avion commence à avancer et va se placer en bout de piste.

Dernier échange avec la tour et nous accélérons. En fait, l’avion ne va pas très vite, enfin par rapport à un Airbus! Puis , nous nous sentons légers, tout légers, et aussi secoués. Nous prenons un tout petit peu d’altitude, l’objectif est de rester près du sol pour bien voir les lignes. Le pilote nous explique bien comment cela va se passer. Pour presque toutes les figures, nous ferons un passage à droite, puis un passage à gauche pour que tout le monde puisse bien les voir. Cela veut aussi dire que l’avion va bien se pencher des 2 cotés et que notre estomac aussi donc!

La première figure sur le trajet est la baleine. Il fait super beau et avons une parfaite visibilité. Rapidement, nous voyons le dessin sur le sol. Il faut dire que l’avion est bas, qu’il penche bien sur le coté, que le pilote tient d’une main le volant et de l’autre nous montre le dessin et nous regarde (donc vers l’arrière)! On comprend pourquoi il y a un co-pilote, hi hi! C’est magique autant pour le plaisir de voler, que d’admirer les tracés au sol. Nous continuons et admirons le singe avec sa queue en spirale, l’astronaute sur le flanc d’une colline, l’araignée avec son corps bien dessiné, les deux mains symboliques, le colibri et son long bec, le chien et le condor bien sûr. Nous en profitons pleinement même si clairement nous sommes bien secoués. L’estomac tient le coup, mais c’est limite. Sur la fin, Mathéo n’a plus la force de regarder les figures. Il ne se sent pas très bien.

La boucle dure une demi-heure et nous rentrons vers l’aéroport. Nous en profitons pour visualiser les environs de Nasca, ainsi que les autres avions qui volent non loin.

Nous rentrons super contents de notre virée aérienne.

A l’hôtel, nous faisons plus amples connaissances avec Anaïs, française croisée lors du trek du Choquequirao. Elle est en train de faire des bracelets brésiliens. Les enfants la regardent faire. Elle leur apprend un modèle un peu compliqué et peuvent mettre en pratique sur des fils qu’elle leur donne.

Séance skype jusqu’à 15 heures et nous crevons de faim. Nous allons donc déjeuner au coin de la rue dans un resto spécialisé dans le pollo, poulet grillé à la broche.

Puis, nous avons une grande mission cet après-midi: trouver des fils pour confectionner des bracelets.

Le proprio de l’hôtel nous indique un endroit, le mercado de la Union. Avec les enfants, nous partons à la recherche des merceries. Mais, nous ne trouvons pas le super fil magique: el hilo acerado. Nous sommes dans le quartier des coiffeurs de rue alors nous en profitons pour faire faire une petite coupe à Mathéo. Puis, nous achetons quatre bobines de fil pour macramé. Cela fera l’affaire!

Atelier bracelet tout l’après-midi et le début de soirée. Nous n’avons pas le courage de ressortir dîner alors ce sera chips dans la chambre.

Et tout le monde au lit vers 21h…

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